La résilience avant la richesse.
Dwennimmen n’est pas née d’un goût pour la pierre, mais d’une question simple : que se passe-t-il si notre seule source de revenus s’arrête ?
Ne pas tout miser sur un seul métier
Au début de la quarantaine, après une quinzaine d’années à construire une entreprise, une évidence s’est imposée : tout notre avenir financier reposait sur un seul moteur. Nous voulions de la résilience d’abord, et, à terme, une forme de liberté financière.
Le premier pas a été la technologie blockchain. C’est elle qui nous a poussés à comprendre la finance, l’investissement, et surtout la dette : comment elle détruit certains, et comment elle en enrichit d’autres. Beaucoup de lectures, beaucoup de sources, et une conclusion : l’immobilier de rendement méritait sa place.
Ce que notre propre maison nous a appris
À la fin de la vingtaine, avec l’aide de la famille, nous avons pu acheter notre logement, au moment où les taux d’intérêt étaient bas. Ce petit loyer hypothécaire nous a donné ce qui manque le plus quand une famille s’agrandit : de la marge. Pas besoin de deux emplois à plein temps pour tenir. Nous avons compris ce jour-là qu’une dette bien choisie n’est pas un fardeau, mais une liberté.
La monnaie s’érode, la pierre reste
L’inflation existe, même en Suisse : chaque année, le franc achète un peu moins. Les prix de l’immobilier, eux, suivent en partie ce mouvement. Un immeuble est donc d’abord une réserve de valeur.
Ensuite vient la mécanique qui fait la différence. Avec une hypothèque, ce sont les loyers qui paient les intérêts et remboursent la dette. Comme le résume Robert Kiyosaki, quand on s’endette pour un actif, on laisse quelqu’un d’autre la rembourser. Mois après mois, la part de l’immeuble qui nous appartient grandit.
Et si l’on est rigoureux, si l’on garde les appartements loués, l’immeuble produit un flux de trésorerie qui couvre toutes ses charges, et peut à terme rémunérer ceux qui le portent.
Un immeuble ne rend pas riche du jour au lendemain. Il protège, il rembourse, il construit, lentement, à condition de s’en occuper.
Mais ce n’est pas pour les cœurs fragiles
Nous ne vendrons pas de rêve ici. La courbe d’apprentissage est raide. Il y a eu une tempête qui a mis deux appartements hors d’usage pendant deux ans, des assureurs qu’il a fallu relancer encore et encore, une régie qu’il a fallu remercier, des loyers en retard, du mazout volé, du vandalisme, de la neige à dégager d’un toit à mille mètres d’altitude. Nous racontons tout cela dans le journal, parce que c’est la partie dont personne ne parle.
Une responsabilité envers nos locataires
Un immeuble n’est pas qu’un placement : c’est le foyer de plusieurs familles. Nous avons envers elles une responsabilité directe : un logement sûr, sain et bien entretenu, des réparations traitées rapidement, des contrôles de sécurité à jour, des règles claires appliquées avec équité. C’est juste, et c’est aussi ce qui fait durer un immeuble : des locataires respectés restent, et prennent soin de leur logement.
Où nous allons
Notre objectif est un petit portefeuille d’immeubles qui génère un revenu indépendant de nos métiers, et qui, avec le temps, crée aussi des emplois. Pour la suite, nous explorons des modes de financement alternatifs, y compris la tokenisation, pour permettre à des personnes aux moyens plus modestes de commencer à investir dans la pierre. C’est une piste de réflexion, pas une offre.
Kofi Nyamekye, fondateur de Dwennimmen
Questions fréquentes
Pourquoi investir dans l’immobilier en Suisse ?
Parce que la monnaie perd du pouvoir d’achat avec l’inflation, alors qu’un immeuble garde sa valeur sur le long terme. Avec une hypothèque, les loyers paient les intérêts et remboursent la dette : la part de l’immeuble qui vous appartient augmente avec le temps.
L’immobilier protège-t-il contre l’inflation ?
En grande partie : les prix de l’immobilier et les loyers suivent en partie l’inflation, alors que la dette reste fixe en francs. Ce n’est pas une garantie : il faut garder les appartements loués et l’immeuble bien entretenu.
Pourquoi un immeuble à La Chaux-de-Fonds ?
Les prix y sont bien plus accessibles que sur l’arc lémanique : pour le prix d’une maison mitoyenne, on peut acheter un immeuble entier de plusieurs logements, ce qui répartit le risque de vacance entre plusieurs locataires.
Faut-il une régie pour gérer un immeuble ?
Pour nous, oui. Une régie professionnelle met de la distance entre le propriétaire et les locataires et suit les loyers et l’entretien. Mais il faut la choisir avec soin et la contrôler dès le premier jour.
L’immobilier de rendement, c’est pour tout le monde ?
Non. La courbe d’apprentissage est raide : sinistres, assurances, vacance, travaux. Il faut des réserves, du temps et des nerfs solides. Nous partageons une expérience, pas un conseil en placement.
Une lettre, quelques fois par an.
Ce que nous apprenons en achetant, rénovant et gérant des immeubles : les bonnes nouvelles comme les mauvaises surprises. Et, le moment venu, nos biens disponibles, en priorité.
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